EVC Pédiatrie : 10 QCM corrigés gratuits
Dix questions de pédiatrie au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 116 questions de pédiatrie.
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Enfant de 8 ans, asthme confirmé, symptômes diurnes plus d'une fois par semaine et réveils nocturnes deux fois par mois, avec un trouble ventilatoire obstructif réversible aux épreuves fonctionnelles.
Quel traitement de fond de première intention retenez-vous ?
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Réponse: B. Corticoïde inhalé à faible dose en traitement de fond quotidien
Explication: Un asthme symptomatique plus d'une fois par semaine justifie un traitement de fond par corticoïde inhalé à faible dose, qui contrôle l'inflammation bronchique. Le bêta-2-mimétique de courte durée traite la crise mais ne contrôle pas la maladie au long cours.
- A. Le bêta-2-mimétique de courte durée traite la crise mais ne contrôle pas l'inflammation et n'est pas un traitement de fond.
- C. L'antileucotriène n'est pas le traitement de fond de première intention isolé dans cette situation.
- D. La corticothérapie orale prolongée expose à des effets indésirables importants et n'est pas un traitement de fond de l'asthme courant.
Sources: CNPU, Asthme
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Enfant de 6 ans, polyuropolydipsie et amaigrissement depuis trois semaines, puis douleurs abdominales et respiration ample apparues depuis 48 heures, avec haleine acétonique et glycosurie.
Quel diagnostic évoquez-vous en priorité ?
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Réponse: D. Un diabète de type 1 révélé par une acidocétose
Explication: Un syndrome polyuropolydipsique avec amaigrissement, douleurs abdominales, respiration ample et haleine acétonique évoque une acidocétose inaugurale d'un diabète de type 1. Les douleurs abdominales et la dyspnée sont des signes trompeurs fréquents qui font retarder le diagnostic.
- A. Une gastro-entérite ne provoque pas de polyuropolydipsie prolongée ni de respiration ample avec haleine acétonique.
- B. La polypnée de l'acidocétose n'est pas accompagnée des signes auscultatoires d'une pneumopathie fébrile.
- C. Les douleurs abdominales sont un signe trompeur fréquent de l'acidocétose, et l'amaigrissement avec glycosurie oriente vers un diabète.
Sources: CNPU, Diabète de type 1 et de type 2
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Enfant de 9 ans, diabète de type 1 traité par insuline, sueurs, tremblements et pâleur apparus avant le repas, glycémie capillaire abaissée, enfant parfaitement conscient et capable de déglutir.
Quelle est la conduite immédiate ?
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Réponse: A. Donner un resucrage glucidique oral rapide suivi d'une collation
Explication: Chez un enfant diabétique conscient présentant des signes d'hypoglycémie, le resucrage oral rapide par glucides est le geste immédiat, suivi d'une collation pour éviter la récidive. Le glucagon intramusculaire est réservé aux formes avec troubles de la conscience ou impossibilité de déglutir.
- B. Une dose supplémentaire d'insuline aggraverait l'hypoglycémie au lieu de la corriger.
- C. Attendre expose à une aggravation de l'hypoglycémie alors qu'un resucrage immédiat est disponible.
- D. Le glucagon est réservé aux hypoglycémies avec troubles de conscience ou impossibilité de déglutir.
Sources: CNPU, Diabète de type 1 et de type 2; CNPU, Hypoglycémie
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Enfant de 4 ans pesant 12 kg, fièvre à 39 °C depuis quelques heures, inconfortable et grognon. L'examen ne montre aucun signe de gravité et l'enfant boit normalement.
Quelle posologie de paracétamol par voie orale retenez-vous ?
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Réponse: B. 15 mg/kg par prise, toutes les 6 heures, sans dépasser 60 mg/kg par jour
Explication: Le paracétamol est l'antipyrétique de première intention de l'enfant, en monothérapie, à la dose de 15 mg/kg par prise toutes les 6 heures, soit environ 60 mg/kg par jour. L'objectif est le confort de l'enfant, et non la normalisation du chiffre de température.
- A. L'alternance systématique des antipyrétiques n'est pas recommandée et augmente le risque d'erreur de dose.
- C. Cette dose unitaire est insuffisante et un intervalle de 3 heures ne respecte pas le délai minimal recommandé entre deux prises.
- D. Une telle dose unitaire et l'absence de limite quotidienne exposent à un surdosage hépatique.
Sources: HAS, Prise en charge de la fièvre chez l'enfant, 2016; CNPU, Fièvre aiguë
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Garçon de 7 ans, énurésie nocturne isolée quatre nuits par semaine, sans symptôme diurne, examen clinique normal et bandelette urinaire normale. L'enfant est propre le jour depuis l'âge de 3 ans.
Quel examen complémentaire est nécessaire ?
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Réponse: A. Aucun, le diagnostic est clinique lorsqu'il n'existe aucun symptôme diurne
Explication: L'énurésie nocturne primaire isolée se définit par une miction involontaire pendant le sommeil chez un enfant d'au moins 5 ans, sans autre symptôme urinaire. Le diagnostic est clinique, et l'imagerie n'est justifiée qu'en présence de signes diurnes, d'infections urinaires répétées ou d'une anomalie clinique.
- B. L'imagerie n'est pas indiquée dans une énurésie nocturne isolée sans signe d'appel, car elle ne modifie pas la prise en charge.
- C. La cystographie est un examen invasif réservé aux formes avec infection urinaire ou anomalie échographique suspecte.
- D. Le bilan urodynamique n'est pas un examen de première ligne dans une énurésie nocturne isolée.
Sources: CNPU, Troubles mictionnels
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Un nourrisson de 4 mois présente une bronchiolite aiguë avec sibilants bilatéraux, toux et tirage intercostal modéré, sans signe d'épuisement.
Quelle est la prise en charge initiale la plus appropriée ?
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Réponse: D. Soins de support, lavage nasal et apports adaptés à la gravité
Explication: Pour un premier épisode de bronchiolite, la prise en charge est symptomatique et dépend du niveau de gravité. Elle repose notamment sur le lavage nasal, le maintien des apports et la surveillance, avec des consignes claires aux proches. Les corticoïdes et les antibiotiques ne sont pas prescrits de routine sans indication distincte.
- A. Les corticoïdes ne sont pas recommandés de routine pour un premier épisode de bronchiolite.
- B. La bronchiolite est le plus souvent virale; une antibiothérapie requiert une indication bactérienne distincte.
- C. La sortie doit inclure les signes d’alerte et une réévaluation selon l’âge, la vulnérabilité et l’évolution.
Sources: SFP
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Nourrisson de 4 mois né à terme, alimenté au lait infantile, croissance régulière. Les parents souhaitent savoir quand introduire les aliments autres que le lait.
Quelle conduite concernant la diversification alimentaire retenez-vous ?
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Réponse: C. Débuter la diversification entre 4 et 6 mois, jamais avant 4 mois
Explication: La diversification débute entre 4 et 6 mois, sans jamais commencer avant 4 mois. Le gluten est introduit dans cette même fenêtre, entre 4 et 12 mois, et l'alimentation lactée reste la base jusqu'à la diversification complète.
- A. Prolonger l'alimentation lactée exclusive au-delà de 6 mois expose à des carences et à des difficultés d'acceptation des aliments.
- B. Le gluten doit au contraire être introduit entre 4 et 12 mois, période associée à une meilleure tolérance.
- D. Une diversification avant 4 mois est déconseillée et expose notamment à un risque allergique et à des difficultés de tolérance digestive.
Sources: CNPU, Alimentation, besoins nutritionnels du nourrisson et de l'enfant
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Fille de 9 ans, taille à moins 2,5 déviations standard, absence de signes pubertaires, cou court avec palmure, cubitus valgus. Taille des parents normale et sans retard de croissance.
Quel examen permet de confirmer le diagnostic le plus probable ?
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Réponse: D. Caryotype sanguin à la recherche d'une monosomie ou d'une anomalie du chromosome X
Explication: Devant une petite taille chez une fille, un caryotype est recommandé même en l'absence de signes cliniques, car les formes en mosaïque sont paucisymptomatiques. Il confirme un syndrome de Turner, dont la prise en charge associe hormone de croissance et suivi des complications.
- A. Ce test explore une insuffisance hypophysaire et ne permet pas de confirmer une anomalie chromosomique.
- B. L'IRM a sa place seulement après avoir évoqué une pathologie hypothalamo-hypophysaire, ce qui n'est pas le cas ici.
- C. L'âge osseux renseigne sur le potentiel de croissance mais ne remplace pas le caryotype, indispensable chez une fille de petite taille.
Sources: CNPU, Croissance normale et pathologique
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Nourrisson de 3 mois non encore vacciné, toux quinteuse évoluant depuis 10 jours avec accès cyanosants et pauses respiratoires, sans fièvre. La toux s'aggrave la nuit et la mère tousse depuis 3 semaines.
Quel diagnostic évoquez-vous en premier lieu ?
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Réponse: A. Une coqueluche
Explication: Une toux quinteuse avec accès cyanosants, pauses respiratoires et reprise inspiratoire chez un nourrisson non vacciné, dans un contexte familial de toux prolongée, évoque une coqueluche. La bronchiolite donne une dyspnée sifflante et ne comporte pas ces quintes caractéristiques.
- B. La bronchiolite se manifeste par une dyspnée sifflante du nourrisson, sans ces quintes avec reprise inspiratoire.
- C. Une pneumopathie donne de la fièvre et une atteinte auscultatoire parenchymateuse, et non une toux quinteuse prolongée sans fièvre.
- D. L'asthme du nourrisson donne des sifflements récidivants, sans le caractère quinteux et la pause respiratoire décrits ici.
Sources: CNPU, Coqueluche
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Enfant de 5 ans, œdèmes des membres inférieurs et du visage, prise de poids récente, protéinurie importante et albuminémie basse. Il n'existe ni hématurie ni hypertension.
Quel traitement de première intention retenez-vous ?
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Réponse: D. Corticothérapie par prednisolone à dose adaptée
Explication: Un syndrome néphrotique idiopathique de l'enfant se traite en première intention par une corticothérapie par prednisolone. Il est le plus souvent corticosensible, ce qui justifie ce traitement avant toute biopsie rénale, réservée aux formes atypiques ou résistantes.
- A. La dialyse péritonéale n'a pas sa place dans un syndrome néphrotique sans insuffisance rénale terminale.
- B. L'antibiotique ne traite pas le syndrome néphrotique idiopathique, et une infection n'est traitée que si elle est documentée.
- C. La restriction hydrique isolée ne contrôle pas la maladie rénale et peut être dangereuse, la corticothérapie étant le traitement de fond.
Sources: CNPU, Protéinurie, syndrome néphrotique, hématurie
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