EVC Gériatrie : 10 QCM corrigés gratuits
Dix questions de gériatrie au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 12 questions de gériatrie.
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Homme de 81 ans opéré d'une fracture de hanche, aux antécédents de troubles cognitifs. En postopératoire immédiat apparaît une confusion aiguë avec désorientation fluctuante, en l'absence de douleur intense et de signe infectieux.
Quelle prise en charge est recommandée devant le risque et la survenue de cette confusion postopératoire ?
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Réponse: B. Un programme non médicamenteux de prévention et de gestion de la confusion
Explication: Chez le sujet âgé opéré d'une fracture de hanche, les recommandations d'orthogériatrie préconisent un programme non médicamenteux de prévention et de gestion de la confusion postopératoire. Une sédation prolongée par benzodiazépine à demi-vie longue, une contention physique permanente ou l'absence d'évaluation cognitive répétée ne sont pas recommandées dans cette situation.
- A. Une benzodiazépine à demi-vie longue est à éviter dans la confusion du sujet âgé.
- C. La contention physique permanente n'est pas la mesure recommandée de gestion de la confusion.
- D. L'abstention d'évaluation cognitive répétée ne permet pas de détecter et de suivre le trouble.
Sources: HAS, Orthogériatrie et fracture de la hanche, 2017
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Une femme de 78 ans présente depuis un an une atteinte progressive de la mémoire épisodique, une désorientation temporelle et des difficultés à gérer ses comptes. L'examen neurologique est normal en dehors d'un syndrome dysexécutif léger.
Quel examen complémentaire faut-il réaliser en priorité ?
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Réponse: A. Une imagerie cérébrale par résonance magnétique
Explication: Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer associe une évaluation cognitive, une évaluation fonctionnelle et une imagerie cérébrale. L'imagerie, généralement par résonance magnétique, recherche une cause curable ou une autre pathologie et met en évidence une atrophie évocatrice. Les examens plus invasifs se discutent au cas par cas en centre spécialisé.
- B. La biopsie cérébrale est un geste invasif sans place dans le diagnostic courant d'une démence.
- C. L'électroencéphalogramme n'est pas l'examen clé du diagnostic de maladie d'Alzheimer à ce stade.
- D. La ponction lombaire se discute dans des situations particulières et non en systématique pour ce tableau.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Maladie d'Alzheimer et maladies apparentées : diagnostic et prise en charge
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Une femme de 86 ans prend huit médicaments, dont un anticholinergique, une benzodiazépine et deux antihypertenseurs. Elle présente des étourdissements et une hypotension orthostatique à l'examen.
Quelle est la première étape de la prise en charge ?
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Réponse: A. Réévaluer l'ordonnance et engager une déprescription prudente
Explication: Chez la personne âgée polypathologique, la HAS recommande une revue régulière et globale des traitements, avec réévaluation de chaque molécule et déprescription prudente. Les médicaments anticholinergiques, les benzodiazépines et les antihypertenseurs sont des cibles fréquentes d'une iatrogénie responsable de chutes et d'hypotension. La déprescription se fait de façon progressive et coordonnée.
- B. Ajouter une molécule aggrave la polymédication et ne traite pas la cause des symptômes.
- C. Renforcer les antihypertenseurs aggraverait l'hypotension orthostatique et le risque de chute.
- D. Le changement de forme ne corrige ni la iatrogénie ni l'hypotension orthostatique.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prendre en charge une personne âgée polypathologique en soins primaires
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Une femme de 82 ans a fait une chute sans fracture le mois dernier. Elle vit seule à domicile et craint de tomber à nouveau. Le test de lever et de marche chronométré sur trois mètres est réalisé en 24 secondes.
Que retenez-vous de ce résultat ?
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Réponse: B. Il existe un déficit de mobilité associé à un risque de chute
Explication: Le test de lever et de marche chronométré fait partie du repérage du risque de chute chez la personne âgée. Un temps supérieur à 20 secondes traduit un déficit de mobilité et un risque de chute accru, particulièrement au-delà de 29 secondes. Ce résultat justifie une évaluation multifactorielle et des mesures de prévention personnalisées. Il est complété par les tests d'équilibre et la recherche de facteurs modifiables.
- A. Un temps de 24 secondes dépasse le seuil de 20 secondes qui définit un déficit de mobilité.
- C. Le seuil retenu n'est pas de 40 secondes et cette interprétation sous-estimerait le risque.
- D. Le test comporte trois essais, mais le résultat obtenu reste interprétable et pathologique ici.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée, 2005
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Un homme de 84 ans, fragile, a chuté deux fois en six mois. Son évaluation retrouve une faiblesse musculaire, une hypotension orthostatique et un domicile mal éclairé. Il prend cinq médicaments dont un diurétique.
Quelle stratégie de prévention faut-il mettre en place ?
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Réponse: C. Un programme multifactoriel personnalisé associant exercice, traitements et domicile
Explication: La prévention des chutes chez la personne âgée fragile repose sur une intervention multifactorielle et interdisciplinaire. Elle associe l'activité physique et la rééducation, la correction des déficits sensoriels, la révision des médicaments et l'aménagement de l'habitat. La recherche de facteurs iatrogènes, notamment les psychotropes et les hypotenseurs, est essentielle. La contention et l'immobilisation sont à proscrire.
- A. La contention aggrave la perte de mobilité et ne prévient pas les chutes.
- B. L'immobilisation accélère la perte d'autonomie et majore le risque de chute ultérieure.
- D. La vitamine D peut compléter la prise en charge mais ne constitue pas à elle seule une stratégie de prévention.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée, 2005
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Un homme de 79 ans est dénutri selon les critères de la HAS. Malgré des conseils diététiques et un enrichissement des repas, ses apports restent insuffisants. Il n'a pas de trouble de la déglutition et son alimentation orale est possible.
Quelle prise en charge nutritionnelle faut-il proposer ?
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Réponse: C. Une complémentation nutritionnelle orale adaptée
Explication: La HAS recommande une démarche progressive dans la prise en charge de la dénutrition : conseils diététiques, enrichissement des repas, puis complémentation nutritionnelle orale si les apports restent insuffisants. La nutrition entérale à sonde ou la gastrostomie sont réservées aux situations où la voie orale est impossible ou insuffisante. La nutrition parentérale représente le dernier recours.
- A. La nutrition parentérale est réservée à l'impossibilité de nourrir par voie entérale et n'est pas le premier choix.
- B. La gastrostomie est un geste invasif qui ne se justifie pas avant d'essayer les moyens moins lourds.
- D. La sonde nasogastrique se discute si la voie orale est impossible ou insuffisante malgré la complémentation orale.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Diagnostic de la dénutrition chez la personne de 70 ans et plus, 2021
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Un homme de 80 ans a chuté deux fois à domicile. Son acuité visuelle est réduite par une cataracte et il présente une neuropathie des membres inférieurs. Il marche sans aide technique.
Quelle mesure complète la prévention du risque de chute ?
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Réponse: A. Corriger les déficits sensoriels et adapter les aides à la marche
Explication: La correction des déficits visuels et auditifs et la prise en charge des troubles de la marche font partie des mesures de prévention des chutes. La HAS recommande également l'adaptation des aides techniques et l'aménagement sécurisé du domicile. L'activité physique doit être encouragée et adaptée, car elle améliore l'équilibre et la force musculaire. Les sédatifs et la contention aggravent le risque.
- B. La restriction d'activité aggrave la fragilité, alors que l'exercice fait partie des mesures efficaces.
- C. La contention n'a pas sa place à domicile et expose à des accidents graves.
- D. Les sédatifs augmentent la somnolence et donc le risque de chute.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée, 2005
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Une femme de 85 ans a chuté trois fois en trois mois sans perte de connaissance. Son ordonnance comporte du lorazépam au coucher, un diurétique et un antihypertenseur. Elle n'a pas de fracture.
Quelle mesure faut-il prendre en priorité ?
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Réponse: D. Réévaluer et réduire les médicaments favorisant les chutes, en particulier la benzodiazépine
Explication: Les chutes répétées de la personne âgée doivent faire rechercher une cause iatrogène. Les benzodiazépines, les hypnotiques et certains antihypertenseurs ou diurétiques augmentent nettement le risque. La HAS recommande une révision thérapeutique avec allègement chaque fois que possible, et une décroissance prudente de la benzodiazépine. Cette mesure s'intègre au programme multifactoriel de prévention.
- A. Augmenter le diurétique majore l'hypovolémie et le risque de chute.
- B. Les antihistaminiques sédatifs aggravent la somnolence et le risque de chute.
- C. Les chutes répétées imposent une révision immédiate du traitement, surtout avec une benzodiazépine.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée, 2005
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Une femme de 81 ans vit seule. Elle a perdu quatre kilogrammes en trois mois, soit huit pour cent de son poids habituel, et son indice de masse corporelle est à 19 kg/m2. Elle n'a pas de trouble de la déglutition.
Que retenez-vous de cette situation ?
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Réponse: B. Cette situation correspond à une dénutrition à documenter selon la HAS
Explication: La HAS définit la dénutrition chez la personne de 70 ans et plus par des critères phénotypiques et étiologiques dont l'indice de masse corporelle inférieur à 22 kg/m2 et la perte de poids. Ici, l'indice de masse corporelle suffit à retenir un critère phénotypique. Le diagnostic conduit à une évaluation des apports, de la cause et à une prise en charge nutritionnelle.
- A. Une perte de poids et un indice de masse corporelle bas ne sont pas normaux et doivent faire rechercher une dénutrition.
- C. La perte de poids figure parmi les critères phénotypiques de dénutrition retenus par la HAS.
- D. Le diagnostic de dénutrition repose sur des critères cliniques et biologiques, sans biopsie intestinale.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Diagnostic de la dénutrition chez la personne de 70 ans et plus, 2021
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Une patiente de 80 ans présente une évolution progressive avec atteinte de la mémoire des faits récents, aphasie, apraxie et agnosie.
Quel diagnostic étiologique est le plus probable ?
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Réponse: C. Maladie d’Alzheimer
Explication: Le début progressif par une atteinte de la mémoire des faits récents, puis l'apparition de troubles instrumentaux, est compatible avec une maladie d'Alzheimer. Le diagnostic reste clinique et nécessite une évaluation cognitive, fonctionnelle et étiologique adaptée.
- A. La démence frontotemporale débute souvent par des changements du comportement ou du langage, plutôt que par une amnésie hippocampique typique.
- B. La démence à corps de Lewy est évoquée par des hallucinations visuelles, des fluctuations cognitives et un syndrome parkinsonien.
- D. Un trouble vasculaire évolue souvent par paliers et s'accompagne de signes neurologiques ou d'imagerie vasculaire contributifs.
Sources: HAS Alzheimer
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