EVC Santé publique : 10 QCM corrigés gratuits
La santé publique aux EVC interroge l'épidémiologie et les programmes nationaux. Il faut savoir lire une incidence, une prévalence, une sensibilité et une valeur prédictive, interpréter une enquête et connaître les dépistages organisés français : colorectal, sein et col de l'utérus. Les inégalités sociales de santé, la vaccination et la veille sanitaire font partie du programme, avec un raisonnement de population et non seulement de consultation individuelle.
Les erreurs fréquentes
- Confondre incidence et prévalence, ou sensibilité et valeur prédictive positive.
- Proposer un dépistage hors des âges et intervalles recommandés.
- Considérer un test de dépistage comme un diagnostic sans confirmation.
- Négliger les inégalités d'accès aux soins et les dispositifs de prévention existants.
Recommandation à suivre: Les EVC suivent les recommandations de la HAS, de Santé publique France et de l'Institut national du cancer pour les dépistages organisés.
Dix questions de santé publique au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 58 questions de santé publique.
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Un patient de 45 ans, pleinement lucide et orienté, refuse catégoriquement l'antibiothérapie par voie orale prescrite pour une pyélonéphrite aiguë simple, disant préférer se soigner par homéopathie.
Quelle attitude adopter face au refus d’antibiothérapie de ce patient majeur apte ?
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Réponse: A. Respecter son refus après lui avoir expliqué les risques et organisé la suite du suivi
Explication: Un patient majeur apte peut refuser l’antibiothérapie après avoir reçu une information claire sur les risques, notamment l’aggravation de l’infection. Le médecin respecte la décision, la trace au dossier et propose un suivi et une réévaluation adaptés, sans abandonner le patient. La famille ne peut ni autoriser un traitement à sa place ni mettre fin à la relation de soins.
- B. Administrer un traitement à l’insu d’un patient apte viole son droit au consentement et n’est pas acceptable.
- C. Le maire ne peut pas imposer un traitement à un patient apte qui le refuse.
- D. La famille ne peut pas consentir à la place d’un patient apte, et le refus du traitement ne justifie pas l’abandon du suivi.
Sources: Code de la santé publique, art. L1111-4, version en vigueur en 2026; Code de la santé publique, art. R4127-36 et R4127-37
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Un homme de 58 ans, sans symptôme digestif ni antécédent familial de cancer, reçoit un courrier l'invitant à participer au dépistage du cancer colorectal.
Quelles sont les modalités du dépistage organisé du cancer colorectal ?
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Réponse: A. Un test immunologique fécal tous les 2 ans entre 50 et 74 ans
Explication: Le dépistage organisé du cancer colorectal s'adresse aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen, sans symptôme ni antécédent particulier. Il repose sur un test immunologique fécal réalisé tous les 2 ans. En cas de test positif, une coloscopie est proposée pour explorer le côlon.
- B. La coloscopie n'est pas l'examen de première intention du dépistage organisé en population générale.
- C. Le dépistage débute à 50 ans et n'est pas annuel dans le programme organisé.
- D. Il existe un programme national de dépistage organisé pour les personnes asymptomatiques à risque moyen.
Sources: Santé publique France, Cancer du côlon-rectum
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Une femme de 67 ans atteinte d'une BPCO consulte en octobre pour un renouvellement d'ordonnance. Elle n'a jamais été vaccinée contre la grippe et se demande si cette vaccination lui est utile.
Que lui recommandez-vous ?
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Réponse: B. Proposer la vaccination antigrippale annuelle en raison de son âge et de sa BPCO
Explication: Le calendrier vaccinal français recommande la vaccination antigrippale annuelle chez les personnes de 65 ans et plus et chez celles atteintes d'une maladie respiratoire chronique comme la BPCO. La vaccination est proposée chaque automne, en dehors d'un épisode aigu. Elle réduit les complications respiratoires et les hospitalisations liées à la grippe.
- A. L'absence d'antécédent de grippe sévère ne dispense pas d'une vaccination recommandée par le calendrier.
- C. La vaccination antigrippale doit être renouvelée chaque année en raison de l'évolution des souches.
- D. La vaccination se fait en dehors des épisodes aigus et ne se limite pas aux exacerbations.
Sources: Ministère de la Santé (France) - Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales
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Une femme de 28 ans, enceinte de 12 semaines de grossesse, consulte pour une demande d'interruption volontaire de grossesse et s'interroge sur le terme maximal autorisé en France.
Jusqu'à quel terme cette interruption volontaire de grossesse peut-elle être réalisée ?
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Réponse: B. Jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines d'aménorrhée
Explication: Depuis la loi du 2 mars 2022, l'interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines d'aménorrhée. Le délai se compte à partir du premier jour des dernières règles. Au-delà de ce terme, seules les situations relevant d'une interruption médicale de grossesse peuvent être examinées par une équipe pluridisciplinaire.
- A. Ce terme correspond à l'ancien délai légal, allongé depuis la loi du 2 mars 2022.
- C. Ce délai intermédiaire ne correspond pas au terme retenu par la réglementation en vigueur.
- D. L'interruption volontaire de grossesse obéit à un délai légal bien plus précoce que le seuil de viabilité.
Sources: Service-Public.fr, Interruption volontaire de grossesse (IVG), fiche F1551
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Une jeune femme de 20 ans, sexuellement active, consulte sans symptôme et demande si elle doit se faire dépister pour une infection à chlamydia.
Quelles sont les personnes pour lesquelles un dépistage de l'infection à chlamydia est recommandé ?
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Réponse: B. Les femmes jeunes sexuellement actives, en particulier avant 25 ans
Explication: Le dépistage de l'infection à chlamydia est recommandé chez les femmes jeunes sexuellement actives, en particulier avant 25 ans, car l'infection est souvent asymptomatique. Le dépistage évite les complications comme les salpingites et les troubles de la fertilité. Les partenaires des personnes infectées sont également invités à se faire dépister et traiter.
- A. Le dépistage n'est pas ciblé sur les femmes ménopausées, qui sont peu concernées par cette infection.
- C. Le dépistage de l'infection à chlamydia ne concerne pas les nourrissons en population générale.
- D. Cette population n'est pas la cible du dépistage de l'infection à chlamydia.
Sources: Santé publique France, Infections sexuellement transmissibles
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Un patient de 30 ans consulte pour un bilan de santé et son médecin évoque le dépistage de l'infection par le VIH.
Quelles sont les recommandations actuelles concernant le dépistage de l'infection par le VIH en France ?
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Réponse: C. Un dépistage proposé au moins une fois dans la vie à l'ensemble de la population adulte
Explication: Le dépistage de l'infection par le VIH est proposé au moins une fois dans la vie à l'ensemble de la population adulte. Un rythme plus rapproché est recommandé pour les personnes exposées à un risque plus élevé. Un diagnostic précoce permet une prise en charge efficace et limite la transmission.
- A. Le dépistage n'est pas réservé à des groupes, il est proposé à l'ensemble de la population adulte.
- B. Le dépistage du VIH n'a pas de caractère obligatoire et ne dépend pas d'une déclaration de rapport.
- D. Aucun dépistage annuel n'est imposé à cette tranche d'âge en population générale.
Sources: Santé publique France, VIH et sida
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Un patient de 72 ans atteint d'une sclérose latérale amyotrophique évolutive désigne par écrit son neveu comme personne de confiance lors d'une consultation de suivi.
Quel est le rôle légal principal de la personne de confiance désignée par ce patient ?
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Réponse: C. Accompagner le patient s’il le souhaite et témoigner de sa volonté s’il ne peut plus l’exprimer
Explication: La personne de confiance accompagne le patient dans ses démarches et peut assister aux entretiens s’il le souhaite. Si le patient ne peut plus exprimer sa volonté, elle est consultée en priorité pour témoigner de celle-ci, et son témoignage prévaut sur tout autre témoignage. Elle n’est pas titulaire d’un pouvoir général de décision ni de gestion des biens.
- A. La personne de confiance a un rôle lié à la santé et à l’accompagnement; elle ne reçoit pas de pouvoir de gestion patrimoniale par cette seule désignation.
- B. La désignation comme personne de confiance ne confère aucune compétence testamentaire.
- D. La personne de confiance transmet la volonté du patient; elle ne substitue pas ses propres préférences à celles de celui-ci.
Sources: Code de la santé publique, art. L1111-6, version en vigueur en 2026; Haute Autorité de santé, La personne de confiance
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Homme de 58 ans, sans antécédent familial de cancer colorectal et sans symptôme digestif, consulte pour un bilan de santé. Il s'interroge sur le dépistage du cancer colorectal proposé à partir d'un certain âge.
Quel dépistage est recommandé pour cette personne à risque moyen ?
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Réponse: B. Un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans
Explication: Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal propose aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans, suivi d'une coloscopie en cas de positivité. La coloscopie systématique biennale, le scanner annuel et le dosage de l'antigène carcino-embryonnaire ne sont pas les modalités recommandées de ce dépistage.
- A. La coloscopie de dépistage n'est pas proposée tous les deux ans aux personnes à risque moyen.
- C. Le scanner abdominal n'est pas l'examen de dépistage de première ligne du cancer colorectal.
- D. Le dosage de l'antigène carcino-embryonnaire n'a pas sa place en dépistage de masse.
Sources: Santé publique France, Participation au programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, 2025
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Une femme de 58 ans s'interroge sur le dépistage du cancer colorectal. Elle n'a aucun antécédent familial ni personnel, aucune maladie inflammatoire intestinale et ne présente aucun symptôme digestif.
Quel dépistage faut-il lui proposer ?
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Réponse: D. Un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans
Explication: Le programme de dépistage organisé du cancer colorectal cible les personnes de 50 à 74 ans sans facteur de risque particulier. Le test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles est proposé tous les deux ans. La coloscopie est réservée aux tests positifs ou aux situations à risque élevé.
- A. La coloscopie n'est pas le test de dépistage de première ligne en population à risque moyen.
- B. Le lavement baryté n'a pas de place dans le dépistage organisé du cancer colorectal.
- C. Le dépistage organisé s'adresse aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen, donc dès 58 ans.
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Cancer colorectal : modalités de dépistage et de prévention
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Homme de 58 ans, sans antécédent digestif ni familial, asymptomatique, consulte pour savoir comment participer au dépistage du cancer colorectal.
Quel dépistage est recommandé chez cette personne à risque moyen ?
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Réponse: B. Un test immunologique fécal tous les deux ans
Explication: Le dépistage organisé du cancer colorectal s'adresse aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen et repose sur un test immunologique fécal répété tous les deux ans. Un test positif conduit à une coloscopie.
- A. La coloscopie n'est pas le test de première intention du programme organisé.
- C. L'échographie abdominale n'a pas sa place dans le dépistage colorectal.
- D. Le scanner abdominal n'est pas un outil de dépistage du cancer colorectal.
Sources: HAS, Cancer colorectal: modalités de dépistage et de prévention, 2017
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