# EVC Neurologie : 10 QCM corrigés gratuits

> 10 QCM gratuits de neurologie pour les EVC, avec correction et explication, issus d'une banque de 12 questions. Sans inscription.

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Last updated: 2026-10-29

Dix questions de neurologie au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 12 questions de neurologie.

1. 1 / 10  
Une femme de 63 ans est amenée par les pompiers aux urgences pour un déficit moteur de l'hémicorps droit et une aphasie d'apparition brutale, survenus il y a 2 heures.  
Quelle imagerie cérébrale faut-il réaliser immédiatement avant de décider d’une reperfusion ?  
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**Réponse: A.** Un scanner cérébral sans injection ou une IRM cérébrale immédiatement disponible, complétés par une imagerie vasculaire si indiquée sans retarder la reperfusion.

**Explication:** Devant un déficit focal brutal, une imagerie cérébrale doit être obtenue immédiatement pour différencier hémorragie et ischémie. Un scanner sans injection ou une IRM disponible sans délai conviennent; l’imagerie artérielle précise l’occlusion et la thrombectomie éventuelle, sans retarder la thrombolyse indiquée.

  * **B.** L’EEG ne permet pas d’exclure une hémorragie et n’est pas l’imagerie initiale d’un déficit focal aigu.
  * **C.** La radiographie du crâne ne renseigne pas sur l’ischémie ou l’hémorragie cérébrale.
  * **D.** Le Doppler cervical ne remplace pas l’imagerie cérébrale urgente et ne doit pas retarder une reperfusion.  
Sources: HAS, Prise en charge initiale de l’accident vasculaire cérébral; recommandations de la Société Française Neuro-Vasculaire
2. 2 / 10  
Un homme de 26 ans est amené aux urgences après une première crise généralisée tonico-clonique de deux minutes, survenue sans facteur déclenchant identifié. L'examen neurologique est normal et il a récupéré complètement.  
Quelle est la démarche recommandée après cette première crise ?  
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**Réponse: A.** Engager un bilan étiologique avec imagerie cérébrale et électroencéphalogramme

**Explication:** Après une première crise convulsive, la HAS recommande une démarche diagnostique structurée associant l'interrogatoire, l'examen neurologique, une imagerie cérébrale et un électroencéphalogramme. Ce bilan précise le risque de récidive et oriente la décision thérapeutique. Le traitement antiépileptique au long cours est discuté selon les résultats et le contexte.

  * **B.** La décision de traiter au long cours dépend du bilan diagnostique et n'est pas systématique après une crise unique.
  * **C.** Une crisis unique ne suffit pas à conclure et l'aptitude à la conduite relève d'une évaluation encadrée et évolutive.
  * **D.** La ponction lombaire n'est pas systématique et se discute selon la suspicion d'une cause infectieuse ou inflammatoire.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Épilepsies : prise en charge des enfants et des adultes, 2020
3. 3 / 10  
Un nourrisson né à 30 SA est suivi en consultation de vulnérabilité. Vers l'âge de 9 mois corrects, on note une spasticité prédominant aux membres inférieurs avec réflexes ostéotendineux vifs, polycinétiques, et une hypertonie adductrice entraînant un croisement des jambes en ciseaux lors de la suspension verticale.  
Quel terme clinique définit le mieux cette atteinte motrice non évolutive secondaire à une lésion cérébrale périnatale ?  
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**Réponse: A.** Une paralysie cérébrale à prédominance spastique, de type diplégie

**Explication:** La prématurité expose à des lésions de la substance blanche périventriculaire pouvant entraîner une paralysie cérébrale à prédominance spastique des membres inférieurs. La lésion cérébrale initiale n’est pas progressive, mais les besoins fonctionnels, les rétractions et les déformations peuvent changer avec la croissance.

  * **B.** Myopathie progressive récessive liée à l'X débutant plus tardivement dans l'enfance par un déficit proximal progressif.
  * **C.** Maladie neurodégénérative progressive affectant les motoneurones, exceptionnelle chez le nourrisson.
  * **D.** Maladie du motoneurone périphérique caractérisée par une hypotonie majeure flasque et une aréflexie.  
Sources: HAS, Troubles du neurodéveloppement : paralysie cérébrale, parcours de soins, 2021
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5. 4 / 10  
Un homme de 66 ans présente depuis deux heures un déficit moteur du membre supérieur droit et une aphasie. Le scanner cérébral sans injection ne montre pas d'hémorragie et sa pression artérielle est contrôlée par traitement.  
Quelle est la fenêtre thérapeutique habituelle pour une thrombolyse intraveineuse ?  
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**Réponse: C.** Dans les quatre heures trente suivant le début des symptômes

**Explication:** La prise en charge précoce de l'accident vasculaire cérébral ischémique repose sur une évaluation rapide et une imagerie cérébrale éliminant une hémorragie. La thrombolyse intraveineuse est habituellement administrée dans les quatre heures trente suivant le début des symptômes, selon le contexte et les contre-indications. La thrombectomie mécanique a ses propres critères et délais, plus larges dans certaines situations.

  * **A.** Ce délai est irréaliste pour une évaluation complète ; il ne définit pas la fenêtre de thrombolyse.
  * **B.** Cette fenêtre élargie ne correspond pas au délai habituel de la thrombolyse intraveineuse en pratique courante.
  * **D.** Ce délai est trop tardif pour une thrombolyse intraveineuse, même si la thrombectomie a des indications propres.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce
6. 5 / 10  
Un nourrisson de 6 mois présente des séries de flexions brutales de la tête et du tronc avec projection des membres supérieurs en abduction (spasmes). Sa mère note qu'il ne sourit plus et semble régresser sur le plan moteur.  
Quel tracé d'électroencéphalogramme (EEG) typique permet de confirmer le diagnostic de syndrome de West ?  
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**Réponse: B.** Une hypsarythmie (tracé haut volté, désorganisé avec pointes et ondes lentes diffuses)

**Explication:** Le syndrome de West associe des spasmes infantiles, une stagnation ou régression du développement et un EEG souvent marqué par une hypsarythmie. L’EEG doit être réalisé rapidement en raison de l’urgence diagnostique et thérapeutique; l’hypsarythmie est typique mais n’est pas l’unique présentation possible.

  * **A.** Une activité lente temporale focale ne correspond pas au tracé intercritique typique du syndrome de West.
  * **C.** Les pointes-ondes généralisées à 3 Hz sont classiquement associées aux absences typiques.
  * **D.** Un tracé de suppression-burst évoque d’autres encéphalopathies épileptiques précoces, et non le tracé classique décrit ici.  
Sources: Société Française de Pédiatrie (SFP); Collège de Neurologie
7. 6 / 10  
Un patient de 34 ans consulte pour des paresthésies des extrémités suivies d'une faiblesse musculaire progressive des membres inférieurs, rendant la marche difficile. Deux semaines auparavant, il a présenté un épisode de diarrhée aiguë résolutif. À l'examen, on note une abolition bilatérale des réflexes ostéotendineux aux membres inférieurs.  
Quel diagnostic et quel examen électrophysiologique sont les plus évocateurs ?  
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**Réponse: D.** Un syndrome de Guillain-Barré; l’électroneuromyogramme peut montrer une polyradiculonévropathie démyélinisante.

**Explication:** Le tableau évoque un syndrome de Guillain-Barré, polyradiculonévropathie aiguë souvent post-infectieuse. L’électroneuromyogramme peut montrer des anomalies de conduction; l’analyse du LCR peut retrouver une dissociation albumino-cytologique, parfois absente au début, et une surveillance respiratoire est urgente.

  * **A.** La poliomyélite donne typiquement un déficit moteur plutôt asymétrique et ne correspond pas au tableau ascendant aréflexique post-infectieux.
  * **B.** La myasthénie donne une fatigabilité fluctuante sans abolition des réflexes ostéotendineux.
  * **C.** Une atteinte centrale entraîne plutôt une hyperréflexie; l’aréflexie oriente vers une atteinte périphérique.  
Sources: Collège des enseignants de neurologie, Référentiel de neurologie, syndrome de Guillain-Barré; recommandations EAN/PNS, 2023
8. 7 / 10  
Une femme de 47 ans est prise en charge pour une crise convulsive généralisée qui dure depuis plus de cinq minutes, sans reprise de conscience entre les épisodes. Une voie veineuse est disponible.  
Quel traitement faut-il administrer en première intention ?  
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**Réponse: B.** Une benzodiazépine par voie intraveineuse

**Explication:** L'état de mal épileptique convulsif impose une prise en charge immédiate. La HAS recommande l'administration rapide d'une benzodiazépine par voie intraveineuse en première intention, avec contrôle de la fonction respiratoire. En cas d'échec, un antiépileptique de deuxième ligne est administré en milieu adapté.

  * **A.** La phénytoïne intervient après l'échec des benzodiazépines et non en première intention.
  * **C.** La voie orale est inadaptée à une urgence convulsive nécessitant une action rapide.
  * **D.** La corticothérapie n'est pas le traitement de l'état de mal épileptique généralisé convulsif.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Épilepsies : prise en charge des enfants et des adultes, 2020
9. 8 / 10  
Un enfant de 8 ans présente depuis 3 jours des difficultés motrices d'installation rapide, débutant par une faiblesse des deux membres inférieurs rendant la marche instable, s'étendant maintenant aux membres supérieurs. L'examen retrouve une aréflexie ostéotendineuse diffuse sans troubles sensitifs objectifs.  
Au cours de l’évolution, quel examen et quelle anomalie du LCR sont classiquement recherchés pour étayer le diagnostic de Guillain-Barré ?  
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**Réponse: C.** Ponction lombaire: hyperprotéinorachie sans pléiocytose significative, anomalie attendue au cours de l’évolution

**Explication:** La faiblesse ascendante rapidement progressive avec aréflexie évoque un syndrome de Guillain-Barré et nécessite une hospitalisation avec surveillance respiratoire et dysautonomique. La ponction lombaire peut révéler une dissociation albumino-cytologique, mais cette anomalie est parfois absente durant la première semaine. L’électroneuromyogramme contribue également au diagnostic.

  * **A.** L'atteinte est une polyradiculonévrite périphérique démyélinisante aiguë et non une compression tumorale centro-médullaire.
  * **B.** Indiquée dans les myopathies primitives, non dans les neuropathies inflammatoires aiguës.
  * **D.** L'EMG montre au contraire un ralentissement des vitesses de conduction, un allongement des latences distales et une dispersion temporelle.  
Sources: PNDS Syndrome de Guillain-Barré, filière de santé maladies rares FILNEMUS, 2022
10. 9 / 10  
Un homme de 64 ans décrit un épisode indolore de cécité monoculaire transitoire à droite, comme un rideau noir qui s'abaisse puis disparaît en cinq minutes.  
Quel territoire artériel est le plus directement en cause ?  
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**Réponse: B.** Artère ophtalmique, branche de la carotide interne

**Explication:** La perte transitoire et indolore de la vision d'un seul œil évoque une ischémie rétinienne, souvent embolique, dans le territoire carotidien et ophtalmique. Une amaurose fugace est un AIT rétinien et impose une évaluation neurovasculaire urgente, notamment carotidienne.

  * **A.** Une occlusion de l'artère cérébrale moyenne provoque plutôt des signes neurologiques focaux controlatéraux.
  * **C.** Une atteinte vertébrobasilaire provoque plutôt des symptômes visuels binoculaires ou des signes du tronc cérébral et du cervelet.
  * **D.** L'artère faciale vascularise les tissus de la face, pas la rétine.  
Sources: Collège de Neurologie
11. 10 / 10  
Un homme de 71 ans consulte pour un tremblement des mains asymétrique, prédominant à droite, survenant au repos et s'atténuant lors du mouvement volontaire. Son épouse note également qu'il marche à petits pas, le buste penché en avant, et présente une perte de l'expressivité du visage (amimie).  
Quel traitement pharmacologique substitutif est le plus efficace sur la triade de symptômes de cette maladie et présente le profil d'effets secondaires à surveiller chez ce patient de plus de 70 ans ?  
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**Réponse: D.** La L-Dopa (lévodopa) associée à un inhibiteur de la décarboxylase périphérique (ex: bensérazide ou carbidopa)

**Explication:** Le tableau évoque une maladie de Parkinson. Chez une personne âgée de plus de 70 ans, la lévodopa associée à un inhibiteur périphérique est habituellement privilégiée; il faut surveiller notamment dyskinésies, hypotension orthostatique, hallucinations et fluctuations motrices; La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative caractérisée par la perte des neurones dopaminergiques de la substance noire. La triade clinique associe tremblement de repos, akinésie et rigidité plastique (roue crantée); Le traitement substitutif repose sur la L-Dopa. Chez le patient de plus de 70 ans, la L-Dopa est recommandée d'emblée car elle est plus efficace et expose à moins d'effets secondaires psychiatriques (hallucinations, confusion) et comportementaux (achats compulsifs, hypersexualité) que les agonistes dopaminergiques; La co-prescription d'un inhibiteur de la décarboxylase périphérique évite les effets secondaires systémiques (nausées, hypotension).

  * **A.** Les agonistes dopaminergiques exposent à un risque élevé de troubles du comportement et d'hallucinations chez le sujet âgé.
  * **B.** Les anticholinergiques sont formellement contre-indiqués chez le sujet âgé en raison des effets délétères cognitifs et de confusion.
  * **C.** Les neuroleptiques bloquent les récepteurs dopaminergiques et aggravent de manière dramatique le syndrome parkinsonien.  
Sources: HAS - Prise en charge de la maladie de Parkinson, 2018 (actualisée 2022); Société Française de Neurologie (SFN) - Guide thérapeutique Parkinson, 2023

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