# EVC Gynécologie-obstétrique : 10 QCM corrigés gratuits

> 10 QCM gratuits de gynécologie-obstétrique pour les EVC, avec correction et explication, issus d'une banque de 145 questions. Sans inscription.

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Last updated: 2026-10-29

Dix questions de gynécologie-obstétrique au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 145 questions de gynécologie-obstétrique.

1. 1 / 10  
Femme de 20 ans nullipare souhaite une contraception efficace et de longue durée. Elle n'a aucun antécédent thromboembolique, aucun facteur de risque d'infection génitale et son examen est normal.  
Quelle méthode contraceptive peut lui être proposée en première intention ?  
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**Réponse: B.** Un dispositif intra-utérin au cuivre ou au lévonorgestrel

**Explication:** Le dispositif intra-utérin, au cuivre ou au lévonorgestrel, peut être proposé en première intention à une femme nullipare qui souhaite une contraception de longue durée. La consultation dédiée recherche les contre-indications, notamment infectieuses et utérines, et une recherche de Chlamydia est discutée en cas de facteur de risque. La douleur et les règles plus abondantes avec le dispositif au cuivre sont expliquées avant la pose.

  * **A.** La nulliparité n'est pas une contre-indication à la pose d'un dispositif intra-utérin.
  * **C.** La stérilisation est un choix définitif qui n'a pas sa place chez une patiente de 20 ans sans enfant.
  * **D.** Aucune contraception hormonale préalable n'est nécessaire avant la pose d'un dispositif intra-utérin.  
Sources: HAS, Contraception chez la femme adulte et de l'adolescente en âge de procréer, 2019
2. 2 / 10  
Traitement ambulatoire de première ligne d'une salpingite aiguë non compliquée (IGH pauci-symptomatique) chez une femme de 25 ans.  
Quel schéma antibiotique ambulatoire est recommandé pour une infection génitale haute non compliquée ?  
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**Réponse: B.** Ceftriaxone IM en dose unique, doxycycline et métronidazole par voie orale pendant 10 jours

**Explication:** La HAS recommande en ambulatoire, pour une infection génitale haute non compliquée, la ceftriaxone 1 g IM en dose unique associée à la doxycycline 100 mg deux fois par jour et au métronidazole 500 mg deux fois par jour pendant 10 jours. Le schéma couvre le gonocoque, Chlamydia trachomatis et les anaérobies; une forme compliquée ou une évolution défavorable nécessite une prise en charge hospitalière.

  * **A.** La doxycycline seule ne couvre pas adéquatement l’ensemble des bactéries ciblées dans le schéma empirique recommandé.
  * **C.** Une fluoroquinolone seule n’est pas le schéma empirique recommandé et les résistances gonococciques en limitent l’usage.
  * **D.** Une infection génitale haute bactérienne nécessite une antibiothérapie adaptée et non un antifongique seul.  
Sources: HAS et SPILF, Choix et durées d’antibiothérapie dans les infections génitales hautes non compliquées, 2024
3. 3 / 10  
Femme de 29 ans consultant pour aménorrhée secondaire depuis 6 mois avec galactorrhée bilatérale, test de grossesse négatif et prolactine à 120 ng/mL.  
Quelle cause faut-il rechercher en priorité devant aménorrhée, galactorrhée et prolactine élevée ?  
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**Réponse: D.** Hyperprolactinémie liée à un prolactinome ou à une autre cause secondaire

**Explication:** Une prolactine élevée associée à une aménorrhée et une galactorrhée évoque une hyperprolactinémie, dont le prolactinome est une cause possible. Il faut d’abord confirmer le résultat et rechercher notamment un médicament, une hypothyroïdie ou une autre cause secondaire; une IRM hypophysaire est indiquée si l’élévation persiste sans explication.

  * **A.** Une otite externe n’a pas de lien avec l’axe hypophysaire ni avec l’hyperprolactinémie.
  * **B.** Une appendicite n’explique pas une aménorrhée avec galactorrhée et hyperprolactinémie persistante.
  * **C.** Un ulcère n’explique pas cette association de signes endocriniens.  
Sources: SFE, Consensus sur l’hyperprolactinémie, 2006
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5. 4 / 10  
Femme de 45 ans asymptomatique consulte pour son suivi gynécologique. Son dernier dépistage du cancer du col remonte à quatre ans et son résultat était normal.  
Quel test de dépistage lui proposer à cet âge ?  
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**Réponse: B.** Un test HPV à haut risque réalisé tous les cinq ans

**Explication:** Entre 30 et 65 ans, le dépistage du cancer du col repose en France sur le test HPV à haut risque en première intention, renouvelé tous les cinq ans lorsque le résultat est négatif. Avant 30 ans, la cytologie reste la modalité recommandée car les infections à HPV transitoires sont fréquentes à cet âge. La colposcopie est un examen de seconde ligne et la sérologie n'a pas sa place dans le dépistage.

  * **A.** Le rythme annuel par cytologie n'est plus recommandé entre 30 et 65 ans.
  * **C.** La colposcopie est un examen de seconde ligne réalisé après un test anormal et non un examen de dépistage.
  * **D.** La sérologie HPV n'a pas d'utilité dans le dépistage du cancer du col, qui repose sur une recherche d'ADN viral sur le prélèvement cervical.  
Sources: HAS, Évaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV) en dépistage primaire, 2019
6. 5 / 10  
Femme de 58 ans ménopausée se plaint d'une sécheresse vaginale avec des rapports douloureux. Un traitement hormonal général est contre-indiqué par un antécédent thromboembolique et les bouffées de chaleur ont disparu.  
Quel traitement peut lui être proposé pour ces symptômes locaux ?  
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**Réponse: B.** Des estrogènes locaux à faible dose par voie vaginale

**Explication:** Le syndrome génito-urinaire de la ménopause se traite en première intention par des estrogènes locaux à faible dose, dont la diffusion systémique reste limitée. Ces traitements améliorent la sécheresse et les douleurs des rapports et peuvent être poursuivis sous surveillance. Un traitement hormonal général n'est pas nécessaire lorsque les symptômes vasomoteurs ont disparu et il est contre-indiqué dans ce contexte.

  * **A.** Le traitement hormonal général reste contre-indiqué dans ce contexte et n'est pas nécessaire en l'absence de symptômes vasomoteurs.
  * **C.** Un antibiotique local n'a pas sa place en l'absence d'infection et n'améliore pas l'atrophie vaginale.
  * **D.** La testostérone locale n'est pas un traitement du syndrome génito-urinaire de la ménopause.  
Sources: CNGOF et GEMVi, Les femmes ménopausées, 2021
7. 6 / 10  
Patiente de 28 ans présentant un fibrome utérin sous-muqueux de 3 cm responsable de ménorragies abondantes entraînant une anémie microcytaire.  
Quelle prise en charge convient le mieux pour ce fibrome symptomatique ?  
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**Réponse: A.** Corriger la carence martiale et proposer une résection hystéroscopique si elle est techniquement adaptée

**Explication:** Un fibrome sous-muqueux de 3 cm associé à des ménorragies et à une anémie justifie un bilan des pertes et la correction de la carence martiale. Une résection hystéroscopique peut être proposée si la taille, le type du fibrome et le projet de fertilité la rendent adaptée; une hystérectomie n’est pas la première option chez une femme jeune.

  * **B.** Des pertes abondantes accompagnées d’anémie nécessitent une évaluation et une prise en charge adaptées.
  * **C.** Les antibiotiques n’agissent pas sur un fibrome utérin et ne corrigent pas les pertes sanguines.
  * **D.** Une hystérectomie radicale n’est pas le traitement initial systématique chez une patiente de 28 ans.  
Sources: CNGOF, Actualisation de la prise en charge des myomes, 2011
8. 7 / 10  
Femme de 62 ans ménopausée depuis huit ans, sans traitement, ayant présenté une fracture vertébrale non traumatique. La densitométrie retrouve un T-score très abaissé.  
Quel traitement de première intention faut-il proposer pour réduire le risque de nouvelle fracture ?  
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**Réponse: B.** Un bisphosphonate administré par voie orale ou intraveineuse

**Explication:** Chez une femme ménopausée ayant présenté une fracture vertébrale non traumatique avec un T-score très abaissé, le risque fracturaire est élevé et un bisphosphonate est recommandé en première intention. La correction d'une carence en calcium et en vitamine D, l'activité physique et la prévention des chutes sont associées. Un bilan dentaire est recommandé avant de débuter le traitement en raison du risque d'ostéonécrose mandibulaire.

  * **A.** La supplémentation vitamino-calcique est nécessaire mais insuffisante à elle seule pour réduire le risque fracturaire dans cette situation.
  * **C.** Le raloxifène est réservé aux femmes à faible risque de fracture périphérique et n'est pas le premier choix ici.
  * **D.** Le traitement hormonal n'est pas le traitement de première intention d'une ostéoporose fracturaire à cet âge.  
Sources: HAS, Les médicaments de l'ostéoporose, 2019
9. 8 / 10  
Adolescente de 15 ans consulte pour des règles très abondantes depuis quatre mois, avec des caillots et une pâleur. Sa mère rapporte des saignements prolongés dans la famille et l'hémoglobine est à 9,2 g/dL.  
Quelle recherche faut-il mener en priorité devant ces ménorragies ?  
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**Réponse: D.** Un bilan d'hémostase et de coagulation à la recherche d'une coagulopathie

**Explication:** Les ménorragies de l'adolescente sont souvent liées à l'immaturité de l'axe hypothalamo-hypophysaire, mais une maladie de Willebrand ou un autre trouble de l'hémostase doit être recherché lorsque les saignements sont abondants, précoces ou familiaux. La prise en charge associe le traitement de l'anémie et le contrôle du saignement, par un traitement hormonal ou un antifibrinolytique selon le contexte. L'exploration endo-utérine n'est pas l'étape initiale à cet âge.

  * **A.** L'exploration endo-utérine invasive n'est pas la première étape chez une adolescente vierge présentant des ménorragies.
  * **B.** L'hystérectomie est un traitement de dernier recours qui n'a aucune place à cet âge en première intention.
  * **C.** L'IRM pelvienne n'est pas réalisée d'emblée et ne remplace pas le bilan biologique.  
Sources: CNGOF, Ménorragies, 2022
10. 9 / 10  
Patiente de 27 ans qui vient d'accoucher par voie basse. Trente minutes après la naissance, le placenta n'est pas expulsé et il n'existe pas de saignement anormal. L'utérus est bien contracté sous ocytocine.  
Quelle conduite faut-il adopter devant cette rétention placentaire ?  
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**Réponse: C.** Proposer une délivrance artificielle suivie d'une révision utérine

**Explication:** Après trente minutes sans expulsion du placenta, une délivrance artificielle est réalisée, suivie d'une révision utérine pour vérifier l'intégrité du placenta et des membranes. Cette prise en charge prévient l'hémorragie secondaire et l'endométrite et se réalise en salle de naissance sous analgésie adaptée. L'attente prolongée en l'absence de saignement n'est pas recommandée.

  * **A.** L'attente prolongée augmente le risque d'hémorragie du post-partum et d'infection.
  * **B.** L'échographie ne remplace pas la délivrance artificielle et ne doit pas retarder la prise en charge.
  * **D.** Le passage au bloc n'est pas nécessaire en première intention pour une extraction réalisable en salle de naissance.  
Sources: CNGOF, Hémorragies du post-partum, 2014
11. 10 / 10  
Femme de 30 ans, aménorrhée de 6 semaines, douleurs pelviennes modérées. β-hCG plasmatiques à 850 UI/L. Échographie endovaginale : utérus vide, hématosalpinx de 18 mm, pas d'épanchement du cul-de-sac. Constantes hémodynamiques stables.  
Quelle prise en charge médicale est indiquée en première intention ?  
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**Réponse: C.** Méthotrexate en dose unique intramusculaire de 1 mg/kg avec surveillance des hCG

**Explication:** Devant une grossesse extra-utérine pauci-symptomatique avec des hCG inférieurs à 1 000 UI/L et un hématosalpinx modéré, le traitement médical par méthotrexate en dose unique intramusculaire de 1 mg/kg est recommandé, en concertation avec la patiente. Le schéma à doses multiples a des résultats comparables mais trois fois plus d'effets secondaires. La chirurgie est réservée aux formes instables, aux taux d'hCG élevés et aux hématosalpinx de plus de 4 cm.

  * **A.** Un geste chirurgical d'emblée n'est pas justifié devant une grossesse extra-utérine peu symptomatique et un taux d'hCG bas.
  * **B.** L'abstention ne se conçoit qu'après vérification d'une décroissance des hCG à 48 heures, ce qui n'est pas encore établi ici.
  * **D.** Le schéma à doses multiples expose à trois fois plus d'effets secondaires pour des résultats comparables au schéma unique.  
Sources: CNGOF, Prise en charge de la grossesse extra-utérine, 2003

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