# EVC Gastro-entérologie : 10 QCM corrigés gratuits

> 10 QCM gratuits de gastro-entérologie pour les EVC, avec correction et explication, issus d'une banque de 23 questions. Sans inscription.

Canonical: https://medhub.one/practice/evc/gastro-enterologie
Last updated: 2026-10-29

Dix questions de gastro-entérologie au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 23 questions de gastro-entérologie.

1. 1 / 10  
Une femme de 47 ans consulte pour un prurit persistant et une asthénie importante depuis quelques mois. Les examens biologiques révèlent une cholestase biologique isolée avec des phosphatases alcalines à 4 fois la normale et des GGT élevées. La bilirubine totale est normale.  
Quel marqueur immunologique est le plus spécifique de la cholangite biliaire primitive ?  
Voir la réponse

**Réponse: B.** Les anticorps anti-mitochondries de type M2.

**Explication:** Une cholestase persistante sans dilatation des voies biliaires, associée aux anticorps anti-mitochondries M2, est très évocatrice d’une cholangite biliaire primitive. L’échographie aide d’abord à exclure une obstruction; une biopsie hépatique n’est généralement pas nécessaire si les critères biologiques et sérologiques sont réunis.

  * **A.** Les anti-muscle lisse orientent vers une hépatite auto-immune et ne sont pas spécifiques de la cholangite biliaire primitive.
  * **C.** Les anti-LKM1 orientent vers une hépatite auto-immune de type 2.
  * **D.** L’antigène HBs recherche une infection par le VHB et n’explique pas spécifiquement cette cholestase auto-immune.  
Sources: EASL, Clinical Practice Guidelines for the diagnosis and management of patients with primary biliary cholangitis, 2017; AFEF, recommandations sur la cholangite biliaire primitive
2. 2 / 10  
Un homme de 42 ans se présente aux urgences pour une douleur épigastrique intense, transfixiante, d'apparition brutale. La lipasémie est mesurée à 950 UI/L (normale < 60 UI/L). Le patient est stable sur le plan hémodynamique et n'a pas de signe de choc.  
Quelle imagerie faut-il privilégier au bilan initial ?  
Voir la réponse

**Réponse: C.** Ne pas demander de scanner en urgence si le diagnostic est établi; réaliser une échographie hépatobiliaire pour rechercher une origine lithiasique.

**Explication:** La douleur typique associée à une lipase supérieure à trois fois la limite supérieure de la normale établit le diagnostic de pancréatite aiguë. Un scanner injecté n’est pas nécessaire d’emblée en l’absence de doute diagnostique ou d’aggravation; une échographie hépatobiliaire recherche une cause lithiasique.

  * **A.** Le diagnostic est déjà établi et un scanner précoce n’est pas indiqué de routine; l’évaluation de nécrose est plus informative après 72 heures si elle est nécessaire.
  * **B.** L’IRM n’est pas l’examen initial de routine dans un tableau typique avec lipase très élevée.
  * **D.** L’abdomen sans préparation ne confirme pas une pancréatite et n’est pas l’imagerie initiale recommandée.  
Sources: SNFGE, Recommandations sur la pancréatite aiguë; SFAR-SNFGE, prise en charge de la pancréatite aiguë
3. 3 / 10  
Une femme de 28 ans présente des ballonnements abdominaux, une diarrhée chronique et une perte de poids inexpliquée depuis 6 mois. Elle a un antécédent familial de maladie cœliaque.  
Quel examen biologique est recommandé en première intention ?  
Voir la réponse

**Réponse: A.** Doser les anticorps anti-transglutaminase tissulaire IgA avec les IgA totales, pendant que la patiente consomme encore du gluten.

**Explication:** La sérologie initiale associe les anticorps anti-transglutaminase tissulaire IgA au dosage des IgA totales, sous alimentation contenant du gluten. En cas de déficit en IgA, des tests IgG sont utilisés; chez l’adulte, une sérologie positive conduit généralement à des biopsies duodénales pour confirmer le diagnostic.

  * **B.** Les tests IgG sont utiles notamment en cas de déficit en IgA, mais ne remplacent pas le dépistage sérologique initial usuel.
  * **C.** Chez l’adulte, les biopsies duodénales servent habituellement à confirmer le diagnostic après une sérologie positive.
  * **D.** Le typage HLA a surtout une utilité d’exclusion dans des situations ciblées et n’est pas le test initial de dépistage.  
Sources: HAS, Recherche d’anticorps dans le cadre du diagnostic de la maladie cœliaque, 2019
4. Ces questions vous plaisent ? FR.med en propose 737 de plus, avec des examens blancs chronométrés. Gratuit pour commencer : [App Store](https://apps.apple.com/app/id6760537230?utm%5Fsource=medhub.one&utm%5Fmedium=owned%5Fweb&utm%5Fcampaign=practice&utm%5Fcontent=evc) · [Google Play](https://play.google.com/store/apps/details?id=com.medicinahub.frmed&utm%5Fsource=medhub.one&utm%5Fmedium=owned%5Fweb&utm%5Fcampaign=practice&utm%5Fcontent=evc)
5. 4 / 10  
Femme de 60 ans, diverticulite sigmoïdienne non compliquée confirmée par scanner et traitée en ambulatoire. Elle est asymptomatique à la consultation de contrôle un mois plus tard et demande si un nouveau scanner est nécessaire pour vérifier la guérison.  
Un scanner de contrôle systématique est-il recommandé à distance de cette poussée simple ?  
Voir la réponse

**Réponse: B.** Non, il n'est pas recommandé de réaliser un scanner de contrôle systématique

**Explication:** Au décours d'une poussée de diverticulite sigmoïdienne simple, la HAS ne recommande pas de scanner de contrôle systématique lorsque l'évolution clinique est favorable. Un contrôle d'imagerie à un mois, une localisation droite isolée ou la substitution à une coloscopie ne constituent pas des indications reconnues.

  * **A.** Aucun contrôle scanographique systématique à un mois n'est recommandé après une poussée simple.
  * **C.** La localisation droite de la poussée ne crée pas à elle seule une indication de contrôle systématique.
  * **D.** Le scanner de contrôle ne remplace pas une éventuelle exploration endoscopique ultérieure.  
Sources: HAS, Prise en charge médicale et chirurgicale de la diverticulite colique, 2017
6. 5 / 10  
Un homme de 58 ans, cirrhotique, présente une ascite modérée confirmée par échographie. Il n'a pas d'insuffisance rénale, sa natrémie est normale et il n'a jamais été traité pour cette complication.  
Quel traitement de première intention faut-il instaurer ?  
Voir la réponse

**Réponse: A.** Un régime désodé associé à un diurétique antialdostérone

**Explication:** Le traitement médical de l'ascite du cirrhotique repose sur un régime pauvre en sodium et un diurétique antialdostérone, souvent associé à un diurétique de l'anse en cas de réponse insuffisante. Ce traitement suffit dans la grande majorité des cas. Les ponctions évacuatrices et le TIPS sont réservés aux situations réfractaires ou mal tolérées. La restriction hydrique n'est utile qu'en cas d'hyponatrémie.

  * **B.** Les ponctions évacuatrices répétées sont réservées aux ascites réfractaires ou mal tolérées.
  * **C.** Le TIPS s'envisage après échec du traitement médical et non en première intention.
  * **D.** La restriction hydrique n'est pas indiquée en l'absence d'hyponatrémie et peut aggraver la fonction rénale.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prise en charge des complications des cirrhoses, 2007
7. 6 / 10  
Homme de 58 ans, sans antécédent familial de cancer colorectal et sans symptôme digestif, consulte pour un bilan de santé. Il s'interroge sur le dépistage du cancer colorectal proposé à partir d'un certain âge.  
Quel dépistage est recommandé pour cette personne à risque moyen ?  
Voir la réponse

**Réponse: B.** Un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans

**Explication:** Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal propose aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans, suivi d'une coloscopie en cas de positivité. La coloscopie systématique biennale, le scanner annuel et le dosage de l'antigène carcino-embryonnaire ne sont pas les modalités recommandées de ce dépistage.

  * **A.** La coloscopie de dépistage n'est pas proposée tous les deux ans aux personnes à risque moyen.
  * **C.** Le scanner abdominal n'est pas l'examen de dépistage de première ligne du cancer colorectal.
  * **D.** Le dosage de l'antigène carcino-embryonnaire n'a pas sa place en dépistage de masse.  
Sources: Santé publique France, Participation au programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, 2025
8. 7 / 10  
Une femme de 58 ans s'interroge sur le dépistage du cancer colorectal. Elle n'a aucun antécédent familial ni personnel, aucune maladie inflammatoire intestinale et ne présente aucun symptôme digestif.  
Quel dépistage faut-il lui proposer ?  
Voir la réponse

**Réponse: D.** Un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans

**Explication:** Le programme de dépistage organisé du cancer colorectal cible les personnes de 50 à 74 ans sans facteur de risque particulier. Le test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles est proposé tous les deux ans. La coloscopie est réservée aux tests positifs ou aux situations à risque élevé.

  * **A.** La coloscopie n'est pas le test de dépistage de première ligne en population à risque moyen.
  * **B.** Le lavement baryté n'a pas de place dans le dépistage organisé du cancer colorectal.
  * **C.** Le dépistage organisé s'adresse aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen, donc dès 58 ans.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Cancer colorectal : modalités de dépistage et de prévention
9. 8 / 10  
Un homme de 55 ans, atteint d'une cirrhose avec ascite réfractaire, bénéficie d'une ponction évacuatrice qui retire sept litres de liquide d'ascite. Il n'a pas d'insuffisance rénale connue.  
Quelle prévention faut-il mettre en place après cette ponction ?  
Voir la réponse

**Réponse: C.** Une perfusion d'albumine à 20 %, à raison de 7 à 8 g par litre d'ascite retiré

**Explication:** Les grandes ponctions évacuatrices, supérieures à cinq litres, exposent à des dysfonctions circulatoires responsables d'une dégradation rénale. La HAS recommande une expansion volémique par albumine à 20 % à la dose de 7 à 8 g par litre d'ascite retiré, une stratégie qui améliore la survie. Le sérum salé et le plasma ne sont pas équivalents dans cette indication. La ponction reste un traitement de première ligne de l'ascite réfractaire.

  * **A.** Le sérum salé prévient mal les dysfonctions circulatoires post-ponction comparé à l'albumine.
  * **B.** Sept litres dépassent le seuil de cinq litres au-delà duquel le remplissage améliore la survie.
  * **D.** Le plasma frais congelé n'est pas indiqué en prévention des complications de la ponction évacuatrice.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prise en charge des complications des cirrhoses, 2007
10. 9 / 10  
Un homme de 44 ans, originaire d'Asie du Sud-Est, est porteur chronique de l'antigène HBs. Sa charge virale du virus de l'hépatite B est élevée, ses transaminases sont à deux fois la limite supérieure de la normale et sa fibrose est évaluée à un stade significatif.  
Quelle est la conduite à tenir ?  
Voir la réponse

**Réponse: A.** Débuter un traitement antiviral au long cours

**Explication:** Les recommandations de la HAS sur l'hépatite B chronique retiennent le traitement antiviral lorsque la réplication virale est active et qu'il existe une atteinte hépatique significative. La décision tient compte de la charge virale, des transaminases et de l'évaluation de la fibrose. Le traitement est poursuivi au long cours avec surveillance virologique.

  * **B.** L'absence de cirrhose ne suffit pas à écarter le traitement en présence d'une réplication et d'une fibrose significative.
  * **C.** La vaccination ne traite pas une infection chronique déjà établie.
  * **D.** Cette stratégie intermittente ne correspond pas aux options thérapeutiques retenues en France.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prise en charge des personnes infectées par les virus de l'hépatite B, C ou D, 2025
11. 10 / 10  
Une femme de 52 ans est infectée par le virus de l'hépatite C de génotype 1, sans cirrhose. Sa fonction hépatique est conservée et elle ne présente aucune autre infection virale active.  
Quel traitement lui proposer ?  
Voir la réponse

**Réponse: B.** Une association d'antiviraux à action directe pendant huit à douze semaines

**Explication:** Les recommandations de la HAS sur les hépatites virales retiennent les antiviraux à action directe pour traiter l'hépatite C chronique, avec des durées courtes adaptées au génotype et à l'état hépatique. Le traitement vise la guérison virologique, définie par une charge virale indétectable après la fin du traitement. Les anciens schémas à base d'interféron ont été abandonnés.

  * **A.** L'absence de cirrhose ne justifie pas de renoncer au traitement, qui permet d'obtenir la guérison.
  * **C.** L'interféron pégylé n'est plus le traitement de référence de l'hépatite C chronique.
  * **D.** Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C, et la surveillance ne traite pas l'infection.  
Sources: Haute Autorité de Santé (HAS) - Prise en charge des personnes infectées par les virus de l'hépatite B, C ou D, 2025

## 737 autres questions comme celles-ci vous attendent dans FR.med

Entraînement chronométré, révision espacée et simulations cliniques par IA notées comme par un jury. Gratuit pour commencer.

[App Store](https://apps.apple.com/app/id6760537230?utm%5Fsource=medhub.one&utm%5Fmedium=owned%5Fweb&utm%5Fcampaign=practice&utm%5Fcontent=evc)[Google Play](https://play.google.com/store/apps/details?id=com.medicinahub.frmed&utm%5Fsource=medhub.one&utm%5Fmedium=owned%5Fweb&utm%5Fcampaign=practice&utm%5Fcontent=evc)

## Autres spécialités

* [Psychiatrie](https://medhub.one/practice/evc/psychiatrie)
* [Gynécologie-obstétrique](https://medhub.one/practice/evc/gynecologie-obstetrique)
* [Pédiatrie](https://medhub.one/practice/evc/pediatrie)
* [Chirurgie Digestive](https://medhub.one/practice/evc/chirurgie-digestive)
* [Chirurgie](https://medhub.one/practice/evc/chirurgie)
* [Infectiologie](https://medhub.one/practice/evc/infectiologie)
* [Cardiologie](https://medhub.one/practice/evc/cardiologie)
* [Médecine interne](https://medhub.one/practice/evc/medecine-interne)
* [Urologie](https://medhub.one/practice/evc/urologie)
* [Pneumologie](https://medhub.one/practice/evc/pneumologie)
* [Endocrinologie](https://medhub.one/practice/evc/endocrinologie)
* [Néphrologie](https://medhub.one/practice/evc/nephrologie)
* [Rhumatologie](https://medhub.one/practice/evc/rhumatologie)
* [Gériatrie](https://medhub.one/practice/evc/geriatrie)
* [Neurologie](https://medhub.one/practice/evc/neurologie)

Questions au format de l'examen, rédigées par MedHub pour l'entraînement. Ce ne sont pas des questions officielles.