# EVC Dépression : 10 QCM corrigés gratuits

> 10 QCM gratuits de dépression pour les EVC, avec correction et explication, issus d'une banque de 14 questions. Sans inscription.

Canonical: https://medhub.one/practice/evc/depression
Last updated: 2026-10-31

La dépression aux EVC teste la gravité, le risque et la stratégie thérapeutique. Il faut un entretien structuré, une question directe sur le risque suicidaire et un traitement adapté : psychothérapie pour les formes légères, traitement combiné pour les formes modérées à sévères. L'épreuve aborde aussi la dépression du post-partum, le trouble bipolaire sous-jacent et le suivi rapproché du patient qui ne répond pas.

## Les erreurs fréquentes

* Ne pas évaluer le risque suicidaire de façon explicite.
* Débuter un antidépresseur pour une dépression légère sans proposer d'abord une psychothérapie.
* Méconnaître un trouble bipolaire et déclencher un virage maniaque.
* Poursuivre le même traitement sans réévaluation quand le patient ne répond pas.

**Recommandation à suivre:** Les EVC suivent les recommandations de la HAS et de la Fédération française de psychiatrie, notamment pour la dépression et la prévention du suicide.

Dix questions de dépression au format des EVC, avec la bonne réponse et le raisonnement. Elles viennent de la banque de FR.med, qui compte 14 questions de dépression.

[Examen blanc chronométré](https://medhub.one/practice/evc/mock)

1. 1 / 10  
Un homme de 42 ans consulte pour une tristesse persistante depuis six semaines, avec perte d'intérêt pour ses loisirs, insomnie matinale, fatigue et difficultés de concentration. Il nie toute idée suicidaire.  
Quel est le diagnostic le plus probable ?  
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**Réponse: C.** Épisode dépressif caractérisé

**Explication:** Un épisode dépressif caractérisé associe une humeur dépressive ou une perte d'intérêt depuis au moins deux semaines, avec un retentissement. Le trouble de l'adaptation est un diagnostic différentiel fréquent, mais il nécessite un facteur de stress déclenchant identifié, que la vignette ne rapporte pas.

  * **A.** Le trouble de l'adaptation survient dans les trois mois suivant un facteur de stress identifié, absent de cette observation.
  * **B.** Aucun épisode d'exaltation de l'humeur ni de réduction du besoin de sommeil n'est décrit.
  * **D.** Ce diagnostic exige des symptômes psychotiques ou une longue période délirante, ici rapportés nuls.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017); CIM-11, Organisation mondiale de la Santé (2022)
2. 2 / 10  
Une femme de 50 ans sous traitement antidépresseur par Paroxétine consulte pour une rémission complète des symptômes dépressifs depuis 6 mois.  
Quel principe de durée de traitement est recommandé après la rémission d’un épisode dépressif modéré ou sévère ?  
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**Réponse: B.** Poursuivre la dose efficace au moins 6 mois après rémission, puis réévaluer

**Explication:** Après rémission d’un épisode dépressif modéré ou sévère, la HAS recommande de maintenir l’antidépresseur pendant au moins six mois et de l’arrêter progressivement si cette décision est retenue. La durée peut être prolongée en fonction des antécédents de récidive, de la sévérité et des facteurs de risque; elle n’est pas automatiquement à vie.

  * **A.** Un arrêt dès la rémission expose à une rechute et ne respecte pas la durée minimale de consolidation recommandée.
  * **C.** Un traitement à vie n’est pas systématique; sa durée dépend notamment des antécédents, des récidives et du risque individuel.
  * **D.** Un antipsychotique n’est pas un traitement de consolidation systématique après rémission d’une dépression sans indication spécifique.  
Sources: HAS, Dépression de l’adulte : repérage et prise en charge initiale (2017)
3. 3 / 10  
Une patiente de 55 ans présente une dépression sévère avec ralentissement psychomoteur majeur, douleur morale intense, sentiment d'incurabilité et idées délirantes de ruine.  
Quel est le diagnostic syndromique le plus probable ?  
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**Réponse: B.** Épisode dépressif mélancolique avec symptômes psychotiques

**Explication:** Le ralentissement majeur, la douleur morale et le délire de ruine congruent à l’humeur orientent vers un épisode dépressif caractérisé avec caractéristiques mélancoliques et psychotiques. Cette forme impose d’évaluer sans délai le risque suicidaire et les besoins de protection.

  * **A.** Une saisonnalité récurrente n’est pas décrite et n’explique pas le ralentissement majeur ni les idées délirantes de ruine.
  * **C.** Aucun élément ne décrit une évolution psychotique autonome ou des symptômes caractéristiques persistants hors épisode thymique.
  * **D.** Aucune attaque de panique récurrente n’est décrite.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en premier recours, 2017
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5. 4 / 10  
Une femme de 31 ans, trois semaines après son accouchement, présente une tristesse persistante, un sentiment d'incompétence et un désintérêt pour son enfant.  
Quelle est la conduite la plus appropriée ?  
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**Réponse: A.** Évaluer le risque suicidaire et organiser une prise en charge spécialisée

**Explication:** La dépression du post-partum se distingue du baby blues par sa persistance au-delà de quelques jours et son retentissement, et impose une évaluation du risque suicidaire et infanticide. La prise en charge associe soutien, psychothérapie et, si nécessaire, traitement médicamenteux compatible avec l'allaitement.

  * **B.** Le baby blues est transitoire et bénin; des symptômes persistants depuis trois semaines dépassent ce cadre.
  * **C.** Un traitement peut être indiqué, mais il ne dispense pas d'évaluer le risque suicidaire et infanticide.
  * **D.** Une séparation systématique n'est pas la réponse de première intention et peut aggraver la situation.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017)
6. 5 / 10  
Une femme de 45 ans décrit depuis deux mois une tristesse permanente, une anhédonie, un réveil précoce matinal, une asthénie majeure et une baisse de l'estime de soi.  
Quel diagnostic est le plus probable ?  
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**Réponse: C.** Épisode dépressif caractérisé

**Explication:** La tristesse persistante, l’anhédonie et les symptômes associés présents depuis deux mois évoquent un épisode dépressif caractérisé, sous réserve de confirmer le retentissement et les autres critères à l’entretien. Il faut aussi rechercher des antécédents maniaques et évaluer le risque suicidaire.

  * **A.** La manie associe une humeur élevée ou irritable et une augmentation de l’énergie, non décrites ici.
  * **B.** Le début n’est pas aigu et fluctuant, et aucun trouble de l’attention ou de la vigilance n’est rapporté.
  * **D.** La vignette ne décrit pas d’attaques de panique récurrentes.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en premier recours, 2017
7. 6 / 10  
Une patiente de 68 ans présente un épisode dépressif caractérisé sévère avec refus alimentaire complet, déshydratation et idées de mort persistantes, malgré quatre semaines d'antidépresseur bien conduit.  
Quel traitement est le plus approprié ?  
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**Réponse: B.** Électroconvulsivothérapie

**Explication:** L'électroconvulsivothérapie est indiquée dans les épisodes dépressifs sévères avec refus alimentaire, risque vital ou résistance aux antidépresseurs bien conduits. La poursuite à dose inchangée d'un traitement inefficace retarde une thérapeutique efficace, et le maintien à domicile n'est pas raisonnable dans ce contexte.

  * **A.** Prolonger un traitement inefficace retarde une thérapeutique efficace et laisse persister un risque vital.
  * **C.** Une benzodiazépine ne traite pas la dépression sévère ni le refus alimentaire.
  * **D.** Le maintien à domicile n'est pas raisonnable en présence d'un refus alimentaire et d'un risque vital.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017)
8. 7 / 10  
Un homme de 74 ans présente un ralentissement, des oublis et un retrait, apparus en quelques semaines après le décès de son épouse, et il minimise ses troubles.  
Quel diagnostic faut-il évoquer en priorité ?  
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**Réponse: C.** Épisode dépressif avec présentation pseudo-démentielle

**Explication:** Chez le sujet âgé, un épisode dépressif peut mimer une démence, avec ralentissement, troubles mnésiques et retrait, souvent d'installation rapide après un événement de vie. La maladie d'Alzheimer débute plus progressivement et s'accompagne généralement d'une évolution continue.

  * **A.** L'installation brutale après un deuil et la minimisation des troubles sont atypiques d'un début de maladie d'Alzheimer.
  * **B.** Le delirium associe une fluctuation de l'attention et une confusion aiguë, non décrites ici.
  * **D.** Aucun symptôme délirant ou hallucinatoire n'est rapporté dans cette observation.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017); CIM-11, Organisation mondiale de la Santé (2022)
9. 8 / 10  
Une femme de 34 ans décrit une humeur triste et une baisse d'entrain présentes presque tous les jours depuis trois ans, sans épisode dépressif caractérisé.  
Quel diagnostic est le plus probable ?  
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**Réponse: C.** Un trouble dépressif persistant

**Explication:** Une humeur dépressive présente la plupart du temps depuis au moins deux ans, sans épisode caractérisé, définit un trouble dépressif persistant. Cette forme chronique expose à un retentissement important et à un risque élevé de comorbidité dépressive. Elle se distingue de l'épisode dépressif caractérisé par sa durée et de la réaction à un facteur de stress par son caractère chronique.

  * **A.** Un épisode dépressif caractérisé dure au moins deux semaines, il ne correspond pas à une tristesse chronique de plusieurs années.
  * **B.** Aucun épisode d'hypomanie n'est rapporté.
  * **D.** Le trouble de l'adaptation est réactionnel et limité dans le temps, et non chronique depuis trois ans.  
Sources: CIM-11, Organisation mondiale de la Santé (2022); HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017)
10. 9 / 10  
Une femme de 29 ans présente un épisode dépressif caractérisé d'intensité légère, sans risque suicidaire, sans antécédent et sans symptôme psychotique.  
Quel est le traitement de première intention recommandé ?  
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**Réponse: B.** Psychothérapie structurée avec réévaluation régulière de l'humeur

**Explication:** Dans un épisode dépressif caractérisé léger, la HAS recommande en première intention une psychothérapie structurée, avec réévaluation régulière de l'humeur. Un antidépresseur n'est pas indiqué d'emblée à ce niveau de sévérité, et l'électroconvulsivothérapie est réservée aux formes sévères ou résistantes.

  * **A.** Un antidépresseur n'est pas indiqué d'emblée dans un épisode léger, et la coprescription systématique d'un anxiolytique n'est pas recommandée.
  * **C.** L'électroconvulsivothérapie est réservée aux formes sévères, vitales ou résistantes.
  * **D.** L'hospitalisation n'est indiquée qu'en cas de risque vital, de rupture du soutien ou de soins impossibles en ambulatoire.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017); CIM-11, Organisation mondiale de la Santé (2022)
11. 10 / 10  
Une femme de 60 ans présente un ralentissement psychomoteur majeur, un réveil très matinal, une perte d'appétit et une culpabilité envahissante.  
Quel tableau évoquez-vous ?  
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**Réponse: C.** Un épisode dépressif avec caractéristiques mélancoliques

**Explication:** Certains épisodes dépressifs caractérisés présentent des caractéristiques mélancoliques, comme un ralentissement psychomoteur marqué, un réveil matinal précoce et une culpabilité intense. Ce tableau expose à un risque suicidaire élevé et guide l'intensité de la prise en charge, y compris l'électroconvulsivothérapie.

  * **A.** L'intensité des symptômes décrits dépasse largement un épisode léger.
  * **B.** Le trouble de l'adaptation est plus réactionnel et moins intense que ce tableau.
  * **D.** Aucun symptôme d'exaltation de l'humeur n'est décrit.  
Sources: HAS, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en premier recours (2017); CIM-11, Organisation mondiale de la Santé (2022)

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